Just... live.

Just... live.


*

Je
flotte légèrement à quelques mètres du sol. Je rive un peu, sans vraiment savoir où je vais, où tout ca me mène vraiment. Tout m'emporte, et qu'importe. Encoresitante, encore prudente, encore vacillante, mais bien. Tout simplement bien.

Un
e euphorie peut ètre passagère, pourtant justifiée après la semaine éprouvante que je viens de passer. Une éruption émotionnelle à présent étouffée, cette vague désespérante qui m'a fortement ébranlée.

J
e n'osais convenir tout à fait avec moi même de ce que j'avais réussi à créer. J'avais enveloppé chaque relation d'une prison de cristal infiniement travaillée et soignée. Et je chérissais chacune d'elle, craignant chaque rayure et détournant chaque cassure. Par peur de tout briser, j'étais parfois amenée à aller en abnégation avec moi même. Pour une fois, j'avais juste besoin que tout explose, que les éclats de verre se faufilent entres les artères de mon coeur pour me faire suffoquer, encore et encore,jusqu'à l'étouffement. J'avais besoin d'expérimenter, de chercher, de comprendre, de trouver.Je ne savais plus. Mais croyez-moi, elles ont fait bien plus que ca je crois, oui , je crois bien qu'il se sont immiscés dans les parties les plus intimes de mon organe et l'ont transper et lacéré à grand coups. Je n'ai plus simplement suffoqué, j'étais juste asphyxiée.

Je me prend
s trop sérieusement pour une scientifque parfois.
Au moins
,maintenant, je sais. Je sais.
J'ai tout prouvé par A+B.
Et après tout, pourquoi pas?

Photo : Marion Cotillard, en toute simplicité.

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 16:53

Modifié le dimanche 27 janvier 2008 06:20

Aïe. Un concentré d'égocentrisme. Permettez, juste une fois.

Aïe. Un concentré d'égocentrisme. Permettez, juste une fois.


*

Surtout, surtout, ne jamais perdre l'idée que des gamins travaillent pour Coca-Cola au fin fond de l'Afrique, que des petits aux yeux bridés s'acharnent à coller des semelles pour Nike à une cadence infernale pendant que d'autres crèvent comme des mouches les uns après les autres en braquant sur eux un de ces projecteurs innocents et qu'on applaudit chaudement, nous, avachis sur nos canapés en cuir 100% .

*Si seulement ils savaient le bien fou qu'ils me font.*

Les misères du monde détournent ma vue de la contemplation de mes propres idéaux. Par un charme étrange, les calamités de l'univers diminuent tout ce que j'aurai pu endurer autrement : je n'ose entamer ma plainte quand tout souffre.

C'est toute une conception, vous savez.

Jamais, je crois, je n'ai été aussi rémuée psychologiquement de toute ma vie.
En fait, je crois que je deviens parano. Une 100% dingue ne s'en rendrait pas compte, disons que je le suis seulement à 90%. Cest largement suffisant.
C'est épatant comment en de circonstances hasardeuses, on peut se rendre compte de mille et une choses qui avant nous semblaient si dérisoires. Comment tout peut partir d'un simple détail, comment j'ai la capacité de me mettre en quatre, en huit, en douze pour des choses qui avaient une vraie valeur à mes yeux, mais au fond, en foutant tout en l'air royalement. Comment on peut se tromper grossièrement, fourvoyée par tous les indices du mondes, en désabusant le "politiquement correct" si longtemps prôné et en trangressant des limites si insondables. J'étais prète à tout, vraiment tout. Mais pas à ca.

J'étais si bien parée, pourtant.

Maintenant, c'est du "jeu m'enfoutisme." Un jeu d'apaprence si facile à comprendre. Se foutre du tout, de rien, de toute chose capable et susceptible d'être "enfoutue". Une désinvolture absolue. Un détachement inébranlable.Je mettais tellement d'importance en chaque chose, je n'en mettrai plus désormais. Pourtant je savais que c'était à mes risques et périls. Plus de danger, plus d'attentes, plus d'espoirs, plus de reproches, plus rien. Ce n'est plus de mon ressort, je n'ai plus le courage, ni la force. Maintenant, il faut juste tout tourner en dérision, en se disant malgré soi qu'on en rira dans cinquante ans en y repensant, qu'au fond, ce n'est qu'une impasse, un mauvais moment à passer, une période éphémère qui s'étouffera comme toutes les autres, parce qu'il y en a eu d' autres. Arrêter, juste arrêter de me poser des questions, cesser toute prise de tête et toute complexité d'esprit. Prendre les choses telles qu'elles sont, point. Ne plus jamais chercher le pourquoi du comment et les origine du monde. Que tout le monde me foute la paix, qu'on se centente de me demander ce que j'ai fait de beau aujourd'hui. La simplicité et la facilité même, c'est vrai. Meme si, à mes heures perdues, l'emprise de ces choses me rattrape d'un coup et que je me sens défaillir doucement face au monde. Mais que c'est bon.

Mon Dieu, j'en jouirai presque.
Quand je vous disais que je devenais parano, ce n'était pas un euphémisme.


Photo : Skeev.

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 15:31

Modifié le dimanche 14 octobre 2007 05:28

Tournure de vie détournée.

*


*Je succombe à toutes les disgrâces.*


Elle crève . Juste là sous mes yeux. Dans ce silence affreux de la nature afaissée où elle n'a plus le force de combattre. Cette rage muette, cette colère inaudible.Contre ce destin tant souhaité et maintenant lacéré de regrets. Elle qui croyait avoir atteint les chaleurs du paradis, elle ne s'est fait brulée que par les flammes ardentes de l'enfer. La voir tous les jours perdre un peu plus de force, un peu plus d'elle même. Sa vie se fissure en lambeaux, et les morceaux se perdent dans l'air du temps.

*Je les rattrape comme je peux, en plein vol, du bout des doigts. Mais au fond, ca les froisse bien plus vous savez.*

L'amour l'a détruite. Il l'a détruite. Complètement.

Me sentir si impuissante. Si idiote, si abrutie d'avoir pu songé que mon amour à moi aurait pu la relever, la redresser, la suspendre au milieu de son élan. D'avoir pu pensé ne serait-ce qu'une seconde que nous lui suffirions, lui et moi, à combler ce vide constant. Je n'avais jamais compris pourquoi ni comment. Mon insouciance d'autrefois dissimulait aveuglément la vérité. C'est ce qu'on appelle la candeur de l'enfance, en fait. Cette obstination à ne voir que ce qui est rose et joli. Cet entètement à fermer les yeux sur toute chose susceptible de déplaire.
De l'égoïsme inconscient.

*J'ai 16 ans, maintenant.*

Je la délaisse. Totalement. De peur de croiser ses émotions, de mêler sa douleur à la mienne. De crainte de frôler cette pure souffrance, si longtemps dissimulée derrière ce rôle maternel.

La seule solution m'apparait à présent comme une évidence, tellement évidente à présent. Cette idée à laquelle je ne pouvais me faire, cet ultime remède tout simplement inconcevable, il y a trois mois de cela. Une réflexion sur laquelle sans doute, reposera ma vie dans les quelques années à venir. Ca me semble si loin et si proche. Mais j'y pense. J'y suis forcée.

Me séparer de la personne que j'aime le plus au monde pour lui donner une chance de survivre. Donner encore à sa vie, du mieux que je peux, encore quelques touches de bonheur, juste quelques unes encore, sur cette toile en noir et blanc. Elle m'a donné la vie, elle m'a donné sa vie. Et ca me brise.


*
 Tournure de vie détournée.

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 15:35

Modifié le mercredi 03 octobre 2007 16:19

Scientifique.

Scientifique.



*Interlude entre deux exercices de Maths.*

1..2...3... Top ?

Le temps de poser mon stylo et d'appuyer sur le bouton "OFF" de ma calculatrice. De scruter trois secondes ce bureau enseveli sous de mulitples brouillons froissés et roulés en boule.De prier pour que ma mère ne s'en rende pas compte.De me rendre dans l'autre chambre, de démarrer le pc. D'attendre impatiemment que Window déroule sa barre de progression. "Bienvenue... Chargement des paramètres... Ouverture de session...". De sourire en découvrant les visages que j'aime le plus au monde en fond d'écran. De voir MSN s'afficher automatiquement. D'échanger quelques "salut ca va". furtifs. D'écouter s'enchainer quelques notes de musique. De lancer quelques mots d'amour pas ci par là. Notamment à mes chéries qui m'ont appelée la veille. De souhaiter un joyeux anniversaire à mon cousin.

De me dire que ca va etre comme ca toute l'année.
Que ma vie en pointillé va se rythmer au verbe travailler.
Que ma vie sociale va se résumer à des "salut ca va."

Et que jvais pas tenir le coup longtemps. Surtout si j'y reste plonger volontairement.

Le temps de tout, le temps de rien. Le temps de faire un article de blog malgré tout et malgré rien.




# Posté le dimanche 23 septembre 2007 07:57

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 15:09

Mon Manège à moi .

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* Disloquée. Désoeuvrée. Démembrée. *

Plongée dans le noir le plus profond.

Je me retourne pour la 354ème fois. Silence des silences. L'aiguille de l'horloge trotte frénétiquement. L'angoisse m'étreint la gorge. Cri étouffé sous le coussin. Et je piétine le matelas de rage et de désespoir. 355ème changement de position. Immobilité. "Faire abstraction de toute chose, faire abstraction ...". Ne plus penser à rien.
Nothing.
Les secondes s'écoulent, et ces "clop,clop,clop" qui me rendent complètement dingue. Soupir consterné. L'insupportable à supporter. J'enclenche d'une main lassée l'interrupteur de ma lampe, boit une gorgée d'eau, réempoigne mon cahier de maths, échaffaude le Corollaire de Factorisation de Trinome du second degré, enchaîne avec le Théorème sur les coordonnées d'Omega, sans en comprendre le stricte mot. Un baillement m'étire les lèvres. Mes paupières s'effondrent. Le sommeil semble reprendre de ses droits. Dans un dernier moment de lucidité, mes doigts appuient sur l'interrupteur.

Et ca recommence.


Mes yeux se rouvrent inévitablement. Impossible de cesser d'y penser.
Affligement. Abattement.
Insomnie.

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# Posté le mercredi 12 septembre 2007 15:54

Modifié le lundi 17 septembre 2007 14:54