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Le temps du froid qui fait rougir les joues, où les lumières des villes font pétiller les regards, le temps des imperceptibles chuchotements, rythmés par le bruit du papier qu'on déchire et du ruban qu'on déroule. Le temps où l'on se perd dans cette foule, des sacs pleins les mains, au milieu des coeurs qui battent. Le temps d'une porte d'un bar poussée à tout hasard, où l'on se retrouve à absorber un café du bout des lèvres pour se réchauffer.
Les fêtes, ca gorge les gens de tous plein de bon sentiments, de milliers de touchantes intentions.
Cet engouement général des populations, ca fait la une des journaux, même si, en vrai, les dépêches continuent de déverser son lot d'atrocités. Juste, le temps de cette période, on en passe sous silence une infime partie, juste au nom de l'effervescence passagère.
Fetes commerciales qui ont consolidé leurs valeurs au fil des temps. Autant dire que l'image du Père Noël qu'on se coltine depuis notre plus tendre enfance, a été relookée aux couleurs de la firme internationale Coca Cola par Mr. Sundblom, il y a une soixantaine d'années. L'enjeu y est énorme, les chiffres d'affaires y doublent.
Un sapin, une buche, du foie gras, et du chocolat. La famille la plus démunie de France trouvera un moyen ou un autre de s'en procurer, pour la beauté de la tradition.
Certains diront qu'ils ont passer le plus beau jour de l'année, d'autres rabats-joie trouveront ca kitsh, culcul, gnagnan, entre les oubliés de Noël, et les gatés, quoi qu'on dise, croyants ou non, haineux ou pas, personne n'y échappe.




